点评:Lorsque l’on visite un site emblématique, la frustration est difficilement acceptable. Surtout lorsque l’on se trouve devant le fait accompli. Je ne m’attendais pas à cela de la part de la Fondation Miro mais, malheureusement, je retiens ce fait et je m’en explique. La fin de la visite se passe normalement à Son Boter, bâtiment acquis par Miro en 1959, lequel se servait des murs comme d’un cahier. Or, cette partie est complètement fermée et vous l’apprenez en vous présentant devant. Et ce n’est pas la visite virtuelle accessible par QR Code qui remplace le plaisir de la véritable visite.
Donc, un zéro pointé aux responsables pour leur absence d’information sur ce point et leur silence total lorsque l’on prend les billets.
La visite commence par l’exposition des œuvres du peintre. Les lieux sont aérés, les œuvres bien espacés et il est possible de s’approcher de chaque création. On commence par un petit circuit de photographies sur Miro et Mont Roig, village qui l’a inspiré. Un parallèle est fait avec des photos concernant Picasso et le village d’Horta. J’ai aimé le petit film diffusé expliquant comment le photographe a organisé son exposition et dans quel ordre il a décidé d’exposer ses clichés.
J’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’exposition car il y a peu d’explications. Puis, j’ai commencé à comprendre que les objets exposés au-dessus des œuvres sont ceux qui ont inspiré Miro. Ainsi en est-il pour Les Coquillages ; la maquette de la sculpture Torse. Le petit film où l’on voit Miro regarder des cellules au microscope (réalisé en 1969) afin de s’en inspirer a fini de m’éclairer. Cela se poursuit par une photo de Miro où on le voit peindre l’une de ses œuvres Sans Titre de 1960, mais également avec différentes vitrines contenant de objets que Miro conservait puisqu’il considérait que c’était la matière qui guidait tout. A ce titre, sur l’un des hauts murs, la reproduction d’une phrase écrite par l’artiste (en reprenant son écriture) explicite le tout, car la citation explique qu’il se sert des choses de la nature pour créer (durant le parcours, vous trouverez des blocs de feuillet (beaucoup en français) de différentes couleurs reprenant des citations de Miro afin de s’en faire une collection à l’instar de ce que faisait l’artiste).
Nous avons eu la chance de pouvoir admirer l’une de ses premières œuvres qui, semble-t-il, n’es pas toujours exposée.
L’exposition s’étend sur deux salles. Dans la seconde, on retrouve des objets possédés par Miro comme un grand bouclier africain. Au milieu, on peut admirer les fameuses œuvres lacérées dans lesquelles il reprend ses formes fétiches mais en découpant le tableau une fois peint.
Intelligemment, une salle est dédiée à la création de l’atelier (qui se visite par la suite) créé par Josep Sert avec notamment, un film dans lequel l’architecte présente le bâtiment. Il y est question de la Fondation Maeght de Saint Paul de Vence puisque Sert l’a dessinée. Si le film expliquant le labyrinthe de cette fondation ne fonctionne pas, celui de Miro peignant la Déesse de la Mer et son immersion au Cap d’Antibes, est un trésor visuel. Il ne faut toutefois pas omettre de voir l’Oiseau Lunaire et le moule utilisé par Miro pour le créer.
Je ne vais pas présenter chaque œuvre et chaque objet, ce serait inepte. Il faut découvrir ce musée. D’autant plus que l’on passe par l’auditorium, la bibliothèque et l’espace cubique pour les expositions temporaires et contemporaines (j’avoue, il faut aimer). Il y est question du tapis brûlé de Miro lors des attentats du 11 Septembre à New-York. L’expo temporaire semble y faire référence avec d’immenses parties de toiles brûlées suspendues.
Après une bonne visite, nous avons fait une pause à la cafétéria du musée. Décorée d’un mur de carrelage bleu avec une reproduction d’une œuvre de Miro de 1947, la cafétéria est sympathique et dispose d’une terrasse. L’accueil y est chaleureux et nous avons pu profiter de boissons fraiches à base d’amande bienvenues.
La visite s’est poursuivie par le jardin où l’on retrouve quelques sculptures dont Torse, au milieu d’essences variées (bananiers, palmiers, grenadiers, thym, lavande, romarin…). Mais on passe très vite à l’atelier Sert, un lieu empli d’émotions puisque l’artiste y a créé une majorité de ses œuvres. Un véritable atelier d’artiste, haut de plafond, lumineux. Les meubles d’époque ont été conservés. Les peintures sont des reproductions afin de montrer à quoi ressemblait l’atelier du vivant de l’artiste. Mais on voit ses cartons à dessins originaux et ses chevalets. On peut faire le tour de l’atelier, le regarder sous toutes ses coutures, certes sans y pénétrer mais rien de frustrant à ce moment de la visite. A l’arrière de ce bâtiment se trouvent des objets maritimes (gouvernail, ancre) mais sans aucune explication.
La visite, pause comprise et sans Son Boter, nous a pris 02h10. Un parking en face permet de stationner assez aisément. Le coût du billet est réduit pour les personnes invalides. Nonobstant la mauvaise surprise de Son Boter, je recommande la visite de cette fondation qui permet de plonger au cœur de la vie d’un majorquin pur jus.
翻译:参观一个具有标志意义的景点时,感到失望是难以接受的。尤其是在面对既成事实的情况下。我原本并不指望米罗基金会会这样,但遗憾的是,事实就是如此,我也对此作些说明。参观的最后环节通常是在索恩·博特尔进行,那是米罗于1959年购得的建筑,他曾把这里的墙壁当作笔记本来使用。然而,这一区域如今完全关闭了,只有亲自前往才能发现这一点。而通过二维码访问的虚拟参观也无法取代实地参观的乐趣。
因此,对于相关负责人在此信息缺失以及在购票时完全保持沉默的做法,我给他们打零分。
参观从画家作品的展览开始。展馆内通风良好,作品之间间隔得当,游客可以近距离欣赏每一件作品。参观路线首先是一条关于米罗与蒙罗伊格的摄影展示区。那个给他带来灵感的村庄。展览中还将相关照片与毕加索以及奥尔塔村联系在一起。我很喜欢播放的那段小影片,它讲述了摄影师是如何策划展览,以及他决定按什么顺序来展示自己的照片。
坦白说,由于解说很少,我一开始很难融入展览氛围。后来我才逐渐明白:那些陈列在画作上方的物品,正是给予米罗灵感的物件。《贝壳》的情况也是如此;也就是雕塑《躯干》的模型。那部记录米罗通过显微镜观察细胞以获取创作灵感的短片(摄于1969年)彻底让我豁然开朗。随后是一张米罗正在绘制其1960年所作《无题》系列作品的照片,此外还有多个展示柜,里面陈列着米罗珍藏的各种物件——他认为正是这些物质引导着一切创作。就此而言,在其中一面高墙上……重现艺术家亲笔写下的句子(模仿他的笔迹)能阐明一切,因为这段引文解释了他是如何运用自然之物来进行创作的。(在参观过程中,您会看到各种颜色、印有米罗语录的纸片块——其中很多是法文)——这些正是为了让人能像艺术家本人那样收集这些语录。
我们很幸运地得以欣赏到他的早期作品之一,看来……展览并不总是对外开放。
展览分布在两个展厅中。在第二个展厅里,可以看到米罗收藏的物品,比如一面巨大的非洲盾牌。展厅中央则陈列着那些著名的“被撕裂的画作”——他在画完画后将其剪开,从而重新运用自己钟爱的造型元素。
颇具巧思的是,还有一个展厅专门介绍由约瑟普·塞尔特设计的工作室的创建过程(之后游客可前往参观),展厅内还播放着一部由这位建筑师亲自介绍该建筑的影片。影片中提到了圣保罗德旺斯的梅格基金会,因为塞尔特设计了它。虽然介绍该基金会内迷宫结构的影片无法播放,但米罗绘制“海之女神”以及他在安提布角进行创作的片段则堪称视觉瑰宝。不过,也绝不能错过《月球鸟》以及米罗创作该作品时所用的模具。
我就不逐一介绍每一件作品和物品了,那样毫无意义。这座博物馆值得亲自去探索。尤其是因为需要经过礼堂、图书馆以及用于举办临时和当代展览的立方体空间(坦白说,这得是喜欢这类风格的人才会喜欢)。那里展出了米罗在“9·11”纽约恐怖袭击中烧毁的画作。这个临时展览似乎也以此为主题,展出了大块大块被烧焦的画布,悬吊在半空中。
参观完毕后,我们在博物馆的咖啡厅稍作休息。咖啡厅的墙面上铺着蓝色瓷砖,上面印有米罗1947年创作的画作,整个环境温馨宜人,还设有一个露台。这里的服务热情周到,我们得以享用爽口的杏仁饮料,真是惬意至极。
随后我们参观了花园,园中散布着几件雕塑作品,其中包括《躯干》;花园里还种有各类植物——香蕉树、棕榈树、石榴树、百里香、薰衣草、迷迭香等等。不过我们很快便前往了塞尔特工作室。这是一个充满情感的地方,因为艺术家在这里创作了大部分作品。这是一间名副其实的艺术家工作室:天花板很高,光线充足。原有的古董家具均被保留下来。墙上的画作都是复制品,旨在展示艺术家在世时工作室的模样。不过,我们依然能看到他原创的画稿和画架。游客可以环绕工作室一周,从各个角度欣赏它——虽然不能入内,但这一环节并不会让人感到失望。在这座建筑的背面陈列着一些航海用品(舵、锚),但没有任何说明。
包括休息时间在内,且不算参观Son Boter的时间,整个参观过程耗时02小时10分钟。正对建筑的停车场也便于停车。残疾人可享受门票优惠。尽管遇到了Son Boter这一不愉快的插曲,我仍然推荐参观这座基金会,它能让人深入体验纯正的马略卡岛居民的生活。